
Genève, le 7 juillet 2026 – La Caisse Commune du personnel des Nations Unies CCPPNU, en collaboration avec le Centre international de calcul des Nations Unies (UNICC), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque interaméricaine de développement (BID), a organisé aujourd'hui, lors du Forum du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) 2026, une session de haut niveau intitulée « Développer la confiance : de la preuve d'identité numérique à un écosystème d'identité numérique des Nations Unies ». Cette session a permis d'explorer comment un défi pratique en matière d'administration des pensions a abouti à une solution d'identité numérique novatrice, contribuant à façonner une réflexion plus large sur les infrastructures publiques numériques de confiance et l'identité numérique au sein du système des Nations Unies.
En ouvrant la session, Rosemarie McClean, administratrice des pensions, a souligné que la transformation numérique est une réussite lorsqu'elle est guidée par l'inclusion, la confiance, la coopération et un engagement en faveur du développement durable. Elle a noté que garantir aux bénéficiaires la possibilité de vérifier leur identité de manière sécurisée et pratique est fondamental pour la mission de la CCPPNU, qui consiste à servir les retraité.e.s et les bénéficiaires dans plus de 190 pays et territoires. Au cœur des discussions figurait le Certificat numérique de droit à prestation (DCE) de la Caisse, une solution mobile sécurisée qui modernise la procédure annuelle de vérification de vie grâce à la biométrie, la technologie blockchain et l’intelligence artificielle. Initialement conçu pour répondre à des difficultés opérationnelles et d’accessibilité, le DCE est devenu une plateforme d’identité numérique à grande échelle qui couvre aujourd’hui la majorité des bénéficiaires de la Caisse dans le monde.
Au cœur des discussions figurait le Certificat numérique de droit à prestation (DCE) de la Caisse, une solution mobile sécurisée qui modernise la procédure annuelle de vérification de vie grâce à la biométrie, la technologie blockchain et l’intelligence artificielle. Initialement conçu pour répondre à des difficultés opérationnelles et d’accessibilité, le DCE est devenu une plateforme d’identité numérique à grande échelle qui couvre aujourd’hui la majorité des bénéficiaires de la Caisse dans le monde.
Au cours de la session, Dino Dell’Accio, directeur général adjoint de la Caisse, a expliqué comment le DCE est devenu un modèle d’infrastructure publique numérique. Cette solution a permis à plus de 60 % des retraité.e.s et bénéficiaires de fournir une preuve de vie par voie numérique en 2025 et 2026. Cette initiative démontre comment des services numériques centrés sur l’utilisateur peuvent améliorer l’efficacité, renforcer la sécurité et accroître l’accessibilité pour une population dispersée à travers le monde.
L’évolution du DCE vers un écosystème d’identité numérique des Nations Unies plus vaste a constitué un axe majeur des discussions. Max Merelli, directeur du Programme d’identité numérique des Nations Unies, a expliqué comment l’expérience acquise grâce au projet de pension contribue à l’élaboration d’une solution d’identité numérique à l’échelle du système, conçue pour réduire la fragmentation des données et faciliter leur partage sécurisé entre les organisations des Nations Unies. L’initiative d’identité numérique des Nations Unies vise à fournir une identité numérique unique et fiable tout au long du parcours d’un individu au sein des Nations Unies, permettant un accès sécurisé aux services et des identifiants vérifiés auprès de multiples fonctions et organisations.
Emily Chakavarika a souligné la contribution du PNUD, qui a soutenu le déploiement de bornes interactives du DCE afin d’aider les bénéficiaires susceptibles de rencontrer des obstacles à l’accès aux services numériques. Aujourd’hui, des points d’accès sous forme de bornes interactives sont opérationnels dans 18 lieux d’affectation à travers le monde, contribuant ainsi à garantir l’accès aux populations vulnérables et aux retraité.e.s vivant dans des régions isolées.
L’importance des partenariats et des solutions centrées sur l’humain a également été mise en avant par Luciana Barbosa, responsable des régimes de retraite à la BID, qui a annoncé le lancement prochain de l’application DCE pour les bénéficiaires de la BID.
Les intervenant.e.s ont souligné que la confiance dans l’identité numérique repose sur une gouvernance solide et des garanties robustes. Le DCE et le programme d’identité numérique des Nations Unies ont été conçus selon une approche de « confiance dès la conception », combinant une authentification forte, une vérification distribuée, des enregistrements auditables et des mécanismes de consentement des utilisateurs. La gouvernance, la responsabilité et la collaboration entre les organisations participantes ont été présentées comme des éléments clés pour le déploiement à grande échelle de services numériques de confiance au-delà des frontières institutionnelles.
Pour l’avenir, les intervenant.e.s ont esquissé une vision d’un écosystème d’identité numérique encore plus inclusif, sécurisé et interopérable. Les développements futurs visent à étendre les services numériques, à réduire les charges administratives et à offrir une expérience fluide au personnel, aux retraité.e.s et aux bénéficiaires du système des Nations Unies, tout en continuant de relever les défis liés à l’accessibilité, à la connectivité et à l’inclusion numérique.
Le programme et l’enregistrement de la session sont disponibles sur le site web du Forum SMSI : https://www.itu.int/net4/wsis/forum/2026/Agenda/Session/528